22/07/2016

Choisir un incubateur pour sa start-up : une stratégie gagnante

Il est parfois plus avantageux pour un (aspirant) entrepreneur d’intégrer une structure d’accompagnement à la création d’entreprise, plutôt que de suivre des cours dans une grande école de commerce, à condition de se poser les bonnes questions.

Avec une pléthore de couveuses, d’incubateurs et d’accélérateurs, la décision la plus importante à prendre en votre qualité d’entrepreneur n’est pas d'en intégrer un, coûte que coûte, mais de vous demander quel sera le programme le mieux adapté à votre projet d’entreprise ou votre start-up, d’investiguer sur le profil des mentors et sur leur expérience en lien avec votre secteur d’activité, et de prendre connaissance du taux de réussite dans l’obtention d'un financement émanant de banques ou d’investisseurs privés.

Le fait d’avoir votre projet ou votre société incubés dans une structure d’accompagnement à la création d’entreprise vous apporte une plus grande légitimité et crédibilité, ce qui entraîne souvent d'excellentes opportunités de publicité locale et nationale, voire internationale, et de reconnaissance par la presse spécialisée, ainsi que par des personnalités du monde économique et financier.

Marie-Clarisse Bonzia, fondatrice de Chic-Kwanga, en est un parfait exemple. Non seulement, l’organisme d’appui Résonances Nord-Sud qui héberge son projet lui a donné l’occasion de développer des compétences dans le domaine entrepreneurial et managérial, mais grâce aux techniques acquises en matière de levée de fonds, elle a su remporter magistralement  le Prix « She for Africa » du concours ABC Innovation qui s’est déroulé en Juin 2016 à Paris, ce qui lui a valu par la suite une couverture médiatique sur le site Internet d’un magazine prestigieux. 


Aujourd’hui, Marie-Clarisse Bonzia croule sous les demandes d'interviews, ce qui lui a permis d’augmenter de façon exponentielle la visibilité de son entreprise  et il est fort à parier que des investisseurs potentiels, notamment des business angels, s’intéressent de très près à son projet désormais « bankable », eu égard à cette forte médiatisation.

Résonances Nord-Sud, l’accélérateur de projets d'entrepreneuriat social spécialisé sur l'Afrique et l'Île-de-France qui a incubé le projet Chic-Kwanga, lance son quatrième appel à candidatures, ouvert jusqu’au 12 Mars 2017. Le dispositif s'adresse en priorité aux personnes issues des diasporas africaines (migrants, binationaux, jeunes de la diversité, etc.), et notamment aux demandeurs d'emplois, aux femmes, aux jeunes, ainsi qu'aux résidents de zones prioritaires. Les 10 candidats sélectionnés suivront  un cycle de formation et d'accompagnement de 6 mois

Processus de sélection :

2 janvier – 12 Mars 2017 : Dépôt des dossiers de candidatures;
15 Mars – 24 Mars 2017 : Sélection des 10 porteurs de projet & patrons de start-up ;
3 Avril 2017 : Début du cycle de formation et d'accompagnement.

Pour vous inscrire en ligne, cliquez sur le lien ci-dessous



Pour obtenir plus d’information, vous pouvez vous rendre sur le site : Résonances Nord-Sud

ou contacter les organisateurs à  l’adresse mail suivante : communication@resonances-ns.org


Pour aller plus loin :

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 Contributeur:                     Harley McKenson
 Fondateur & Gérant de     www.McKenson-Invest.com
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14/04/2016

Créer son Entreprise en Côte d’Ivoire : Quel Statut Juridique ?

créer une entreprise en Côte d'Ivoire


Le fait de se demander comment créer une entreprise en Côte d’Ivoire revient à se poser des questions sur le choix de sa charpente juridique avant d’entamer les démarches administratives auprès de la CEPICI pour la création d’une entreprise. 



Les opportunités d’affaires en Côte d’Ivoire sont omniprésentes : le pays est en pleine renaissance économique et est devenu « the place to be » pour tout entrepreneur ivoirien qui envisage développer une activité ou tout business angel qui souhaite investir dans un projet à fort potentiel de croissance.


L’OHADA, l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires qui regroupe en son sein 15 pays francophones, un Etat hispanophone et une nation lusophone tous issus du continent africain, s’inspire très largement du droit français. En tant que porteur de projet ou aspirant patron d’une start-up ivoirienne,  votre choix dépendra du souhait –  ou non – de vous associer, de la volonté – ou non – de différencier votre patrimoine professionnel de vos biens personnels en cas de coup dur et de la valeur des biens et des sommes qui constitueront le capital de votre société.

Nous vous présentons les règles les plus basiques relatives aux statuts juridiques les plus répandus en Côte d’Ivoire : la Société à Responsabilité Limitée (S.A.R.L), la SARL Unipersonnelle et la Société Anonyme (SA). Ayez à l’esprit que d’autres formes pourraient vous convenir tels que la Société par Actions Simplifiée (SAS)


1°) Société à Responsabilité Limitée (S.A.R.L)


a)      Associés

Une personne physique est un être humain qui dispose d’une personnalité juridique qui lui octroi des droits et des obligations, en opposition à la personnalité morale qui peut être une société, une association ou un groupe.
Le nombre d'associés requis est de 2 personnes physiques ou morales au minimum, plusieurs au maximum. Lorsque ce nombre ne se limite qu’à un seul associé, la société devient une S.A.R.L unipersonnelle.

b)     Capital Social

Le capital social est constitué principalement de deux types d’apport effectués par les associés au moment de la création ou bien plus tard lors d'opérations d'augmentation de capital : les apports en numéraire correspondant aux apports d’espèces et les apports en nature qui se subdivisent en biens immobiliers (bâtiment à usage commercial, immeubles, terrain…) et en bien mobiliers (ordinateur, voiture, mobilier de bureau etc…).
Le capital minimum pour créer une Société à Responsabilité Limitée en Côte d’Ivoire est d’1.000.000 Francs CFA, soit près de 1525 euros, avec la possibilité de libérer la moitié des apports en numéraire, le solde étant réparti sur deux ans. Lorsque l’apport en nature dépasse les 5.000.000 de Francs FCA, le recours à un commissaire aux comptes est obligatoire.

Toutefois, les personnes qui souhaitent créer une entreprise en Côte d’Ivoire ont la possibilité de déterminer eux-mêmes le montant du capital social et le recours à un notaire est facultatif en ce qui concerne les souscriptions et les versements.

c)      Responsabilité des associés

La responsabilité des associés est limitée aux apports, ce qui signifie que le législateur opère une distinction entre les patrimoines privé et professionnel : En cas de d’incapacité de rembourser les dettes contractées, un associé de la SARL ne peut être poursuivi sur ses biens personnels.

Quand un dirigeant commet une faute de gestion, de direction ou d’administration, il peut être sanctionné civilement ou pénalement

d)     Activité

Toutes les activités ouvertes aux entrepreneurs ayant opté pour le statut de la SARL, excepté les établissements bancaires et les compagnies d’assurances.

Le gérant de la SARL, qui est investi des pouvoirs pour assurer au quotidien des tâches administratives et autres contraintes légales, doit être une personne physique et est désigné par les statuts ou en assemblée générale constitutive. En l'absence de clause statutaire spécifique, il assure la gestion quotidienne de la société pour une période de 4 ans et est rééligible.



2°) Société Anonyme (SA)

a)      Associés

Le droit OHADA permet à un chef d’entreprise de créer, seul, une société anonyme, devant ainsi une société anonyme unipersonnelle. La SA peut également être fondée par 2 ou plusieurs associés

b)     Capital Social :

Le capital minimum est de 10.000.000 Francs CFA, soit 15245 euros.
Les associés sont tenus de libérer au moins 25% de leurs apports en numéraire, le versement du solde devant intervenir dans un délai qui ne peut dépasser trois ans à compter de l'immatriculation de la société.
Le capital en nature doit être libéré intégralement lors de la constitution de la SA ;


La Société Anonyme peut opter pour l’un des deux modes de gouvernance dans ses statuts:

-           La SA peut adopter un Conseil Administration, constitué de trois membres au minimum, douze  membres au maximum et  géré par un Président Directeur Général (PDG), ou dirigée conjointement par un président du conseil d'administration et un directeur général. Cet organe fixe les orientations stratégiques de l’entreprise et veille à leur application.
-           Les actionnaires de la SA ont la possibilité de désigner un Administrateur qui assure les fonctions d’administration et de gestion lorsqu’ils sont numériquement inférieurs ou égaux à 3.

c)      Responsabilité des associés

Les associés ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports : En cas de défaillance totale de l’entreprise, ils ne peuvent être poursuivis sur leur patrimoine personnel.

Lorsqu’ une faute de gestion, de direction ou d’administration est commises par ces derniers, ils peuvent être sanctionnés civilement ou pénalement.

d)     Commissaire au compte 

Une société anonyme a l’obligation de nommer un commissaire aux comptes afin de certifier les documents comptables de l’entreprise.


Pour aller plus loin :


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13/03/2016

Impôts & Taxes sur les Sociétés : les Bons et Mauvais Élèves en Afrique francophone

« L’Etat asphyxie mon entreprise depuis des années avec des impôts qui ne cessent d'augmenter ».  Cette phrase, répétée maintes fois par les entrepreneurs issus des pays d’Afrique résonnent en écho dans nos consciences à tous. En réalité, les réformes conduites par les instances gouvernementales au cours des dernières années ont fait baisser considérablement le fardeau fiscal, mais qui reste toutefois élevé dans l’état actuel chose.

Le cabinet d'audit et de conseil Pricewaterhouse Coopers (PwC) et la Banque mondiale ont réalisé une étude dénommée « Paying Taxes 2016» portant sur l’imposition des bénéfices, l'imposition des dividendes, les cotisations et les charges sociales supportées par l'employeur, l'impôt sur la transmission du patrimoine, la taxe foncière… Sur la base de ce rapport, j’ai établi un palmarès des taux d’imposition total moyen, pays par pays dans la sphère francophone.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les quelques pays faisant figure de bons élèves ne sont pas forcément les nations considérées comme les locomotives économiques de la zone, ce qui permet de tirer la conclusion selon laquelle un bon écosystème entrepreneurial est également conditionné par une grande facilité d'accès aux sources de financement (banques, business angels, bourse des valeurs, crowdfunding), une multiplicité des incubateurs et accélérateurs, une présence d’écoles de commerce dispensant un enseignement de haute qualité, une capacité d’innovation ou une stabilité politique – et non lié à la simple baisse de la ponction fiscale – . Un patron de start-up préférerait sans doute s'installer dans un pays africain où règne la paix civile, avec un taux d'imposition sur les société élevé plutôt que gérer ses affaires dans un état doté d'une fiscalité faible, dans lequel les crises politiques et militaires sont monnaie courante.

Tour d’horizon concis sur le poids des impôts applicables aux entreprises dans chaque pays d’Afrique francophone :


24ème rang : Centrafrique



Taux d’imposition total moyen :

73,3 %






23ème rang : Algérie



Taux d’imposition total moyen :

72,7 %









22ème rang : Mauritanie



Taux d’imposition total moyen :

71,3 %





21ème rang : Guinée



Taux d’imposition total moyen :

68,3 %






20ème rang : Tchad



Taux d’imposition total moyen :

63,5 %





19ème rang : Bénin


Taux d’imposition total moyen :

63,3 %





18ème rang : Tunisie



Taux d’imposition total moyen :

59,9 %










17ème rang : République du Congo



Taux d’imposition total moyen :

56 %



16ème rang : RD Congo



Taux d’imposition total moyen :

54,6 %








15ème rang : Côte d’Ivoire



Taux d’imposition total moyen :

51,9 %






14ème rang : Maroc



Taux d’imposition total moyen :

49,1 %









13ème rang : Cameroun



Taux d’imposition total moyen :

48,8 %








12ème rang : Togo



Taux d’imposition total moyen :

48,5%







11ème rang : Mali



Taux d’imposition total moyen :

48,3 %








10ème rang : Niger



Taux d’imposition total moyen :

48,2 %










9ème rang : Sénégal



Taux d’imposition total moyen :

47,3 %








8ème rang : Gabon



Taux d’imposition total moyen :

45,7 %









7ème rang : Burkina Faso



Taux d’imposition total moyen :

41,3 %









6ème rang : Burundi



Taux d’imposition total moyen :

40,3 %









5ème rang : Madagascar



Taux d’imposition total moyen :

38,1  %








4ème rang : Djibouti



Taux d’imposition total moyen :

37,6 %









3ème rang : Rwanda



Taux d’imposition total moyen :

33 %







2ème rang : Seychelles 



Taux d’imposition total moyen :

30,1 %











1er rang : Île Maurice



Taux d’imposition total moyen :

22,4 %









Contributeur: Harley McKenson
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